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Premiers secours : comment apprendre à réagir

Le thème des deux formations était centré sur les procédures adéquates qu’il est nécessaire d’acquérir et de maîtriser pour être « le premier maillon de la chaîne » des secours.

La première séance a eu lieu le 5 août vers le terrain de boules du Premier-Villard (Saint-Alban-des-Villards). Elle concernait la marche à suivre en cas d’incendie, avec explications techniques sur les coffrets qui sont dans les hameaux, leur contenu, et l’utilisation des lances à incendie. Une dizaine de personnes, parmi lesquelles les employés municipaux et des élus de la commune de Saint-Alban, ont ainsi pu durant plus de deux heures appréhender l’appel des secours et la marche à suivre pour retarder au maximum la propagation d’un incendie à ses débuts en évitant bien de ne pas s’engager directement dans une lutte directe contre le feu qui reste l’apanage des professionnels.

Deux jours plus tard, le 7 août, dans la salle des fêtes de Saint-Colomban cette fois, les mêmes formateurs (Simon Cartier-Lange et Julien Donda, du corps des pompiers des Villards, et Pierre Albrieux, pompier-formateur au corps de Saint-Jean-de-Maurienne), ont proposé à 18 personnes (10 adultes et 8 enfants) la procédure à mettre en œuvre dans le cadre des gestes de premier secours. Cette procédure se résume par l’acronyme PAS pour protéger, alerter, secourir :
• protéger, en évitant un sur-accident et en faisant en sorte que la victime ne souffre pas de dommages collatéraux ;
• alerter, en appelant immédiatement les secours aux différents numéros d’urgence disponibles : le 17, pour les urgences médicales ; le 18, pour les pompiers ; le numéro européen 112 (qui fonctionne normalement même en cas d’absence de réseau téléphonique en s’appuyant sur un accès satellite, ce qui est souvent très utile en cas de randonnées en montagne) ; le 115 et le 114 qui permettent une communication par SMS, un moyen efficace à destination des sourds, malentendants et muets, mais également des personnes âgées. Enfin, ont été rappelées les informations nécessaires les plus précises possibles qu’il faut communiquer aux secours au moment où on appelle en urgence : le lieu, l’adresse (le point GPS si possible qu’on peut déterminer avec des applications sur les smartphones et iPhone), le nombre de victimes, l’âge et le sexe, le type de symptôme ;
• secourir, en appliquant les procédures revues lors des ateliers : mettre en position latérale de sécurité, arrêter l’aggravation, informer sur l’évolution et renouveler la surveillance, mais en aucun cas utiliser son véhicule pour transporter la victime car alors on est responsable.

Après avoir évoqué les différents types de blessures (coupures, brûlures par feu, huile, acide, chocs électriques, morsures de serpents, et arrêts cardio-respiratoires) on passa aux ateliers, Julien Donda s’occupant des ateliers consacrés aux enfants. À l’aide d’un mannequin, les participants adultes purent s’entraîner aux massages cardiaques. Des informations furent données sur les défibrillateurs villarins : leur nombre, leur emplacement, leur entretien et leur vérification, et naturellement leur utilisation.

L’assistance, très attentive et appliquée, a fait que ces formations prévues pour durer 2 heures (de 9 heures à 11 heures) ont en réalité duré le double pour se terminer largement au-delà de midi ! Destinées au grand public, elles se révèlent très utiles et devraient se renouveler chaque année et même pourquoi pas plusieurs fois par an. Que ce soit en matière d’incendie comme des premiers secours, chaque minute compte et toute personne qui a des notions de secourisme ou de manipulations des personnes accidentées est le maillon indispensable qui permet à une longue chaine d’intervenants de sauver chaque année des personnes et des biens.

Parallèlement à ces formations gratuites de deux heures, il existe des formations d’une journée, payantes, qui permettent d’obtenir un diplôme. Si des Villarins souhaitent s’engager dans cette voie, la vallée des Villards pourrait avoir de véritables référents couvrant un maximum de hameaux.

Christophe Mayoux

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■ Les photographies qui illustrent ce texte sont de Christophe Mayoux.

Une réflexion sur “Premiers secours : comment apprendre à réagir

  • Guy et Eveline Abraham

    Très bonne initiative car cela pourra peut-être sauver une vie , trop peu de personnes connaissent ces premiers gestes importants à faire en attendant les professionnels du secours, bravo!

    Répondre

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