Brèves (11 janvier 2026)
■ RESTAURATION SCOLAIRE (SAINT-COLOMBAN-DES-VILLARDS). Le 8 janvier dernier le conseil municipal a décidé (5 voix pour et 3 abstentions : Claude Aimé, Christine Reffet, Marie-Thérèse Ledain) le retour à la gratuité des repas scolaires pour les élèves de l’école intercommunale, abrogeant ainsi la décision qu’il avait prise le 12 décembre (lire ICI). Trois conseillers municipaux (Stéphanie Lafaury, Cédric Emieux et Dominique Metz) n’ont pas participé au vote estimant que cette question était du ressort de la 4C depuis le transfert de la compétence restauration scolaire à la communauté de communes. Pour appliquer cette mesure, le CCAS de Saint-Colomban-des-Villards n’ayant pas – comme à Saint-Alban – de budget propre, la mairie souhaite pouvoir établir une convention avec la 4C et payer directement les frais de repas, pour ne pas modifier le fonctionnement en cours. Sinon, les familles seraient remboursées sur facture.
■ DIVERSIFICATION TOURISTIQUE. La prochaine réunion aura lieu le 13 janvier 2026 (à 17 heures à la mairie de Saint-Colomban-des-Villards). Comme convenu lors de la réunion du 5 janvier dernier (lire ICI), les représentants d’Orphéo Group seront présents pour présenter leur projet de parcours de lumière à Saint-Colomban-des-Villards.
■ NAVETTES. Le taux de remplissage des navettes pour Saint-François-Longchamp, proposées (et financées) par la commune de Saint-Colomban-des-Villards les lundis, mardis et jeudis durant les semaines de Noël et du jour de l’An, aurait été très variable, compris entre 25 % et 50 %, les touristes préférant utiliser leur véhicule pour aller skier dans une autre station. Le départ du car (d’une capacité de 51 places) était fixé devant le bâtiment d’accueil de La Pierre. Cependant suite à une « protestation » des responsables de Goélia, le maire a accepté un arrêt « spécifique » devant la résidence Goélia les 30 décembre et 1er janvier. Si le principe de ces navettes était reconduit durant les vacances de février comme c’est probable, faudra-t-il, pour être équitable, envisager un arrêt à La Perrière qui a ouvert le 3 janvier dernier ? Et quels aménagements seront proposés pour les touristes en location dans les hameaux ?
■ OFFICE DE TOURISME TERRES DE MAURIENNE. Le comité de direction de l’établissement public à caractère industriel et commercial (ÉPIC) office du tourisme intercommunal Terres de Maurienne (qui est compétent sur l’ensemble du territoire de la 4C hormis la commune de Saint-François-Longchamp) a élu (5 janvier 2025) Pierre-Yves Bonnivard, président, et Cindy Dimpre (gérante de l’Auberge du Coin), vice-présidente. Ce comité de direction comprend 11 membres répartis en deux collèges. Un collège de 6 élus et un collège de 5 personnes représentant les professionnels, les associations, les experts, les bénévoles, désignés par le conseil communautaire « sur proposition du président de la 4C après avis de la commission tourisme ». Le comité de direction comprend donc Pierre-Yves Bonnivard, Philippe Bost, Lionel Combet, Françoise Combet-Blanc, Adrien Goyet, Marie-France Rancurel, Cindy Dimpre, Michel Girard, Gwénaël Hilairet, Stéphanie Lafaury, Claire Martin-Cocher. Marie Bonot est directrice de cet ÉPIC.
■ CLUB DES SPORTS DES VILLARDS. Compte tenu du contexte actuel de la station (fermeture de la liaison et domaine skiable limité au front de neige), le Club des sports des Villards a décidé de mettre en sommeil ses activités et rendu aux communes les subventions qu’elles lui avaient attribuées pour la saison 2025-2026, soit 15 000 euros à Saint-Colomban-des-Villards et 1 800 euros à Saint-Alban-des-Villards.
■ CIRCULATION DIFFICILE. Après 33 cm tombés jeudi, et un passage pluvieux, la neige a fait son retour aux Villards vendredi en fin de journée avec près de 70 cm tombés dans la nuit. Si bien que ce soir-là, vers 21 heures, une quinzaine de véhicules ont été bloqués au même endroit sur la RD 927, plus précisément à l’endroit où la conduite forcée de la retenue de Lachal coupe la route. Parmi eux, le maire de Saint-Alban-des-Villards et des touristes qui rejoignaient Goélia pour le week-end. Après intervention des maires auprès des services du département, les personnes bloquées (une cinquantaine) ont pu regagner leur destination un peu avant 1 heure du matin.

■ Au Châtelet (ci-dessus – Photo Danielle Favre-Trosson.) et à Lachal – (Photo Joël Nicolas.)

■ SIX JOURS DE PÉTANQUE. Le comité d’organisation des Six jours de pétanque de Saint-Colomban a fixé les dates de la 53e édition qui se déroulera du 2 au 8 août prochain au Chef-Lieu. Tout en présentant aux Villarins ses « vœux les plus chaleureux pour cette nouvelle année, année placée sous le signe de la créativité et de la réussite », et en souhaitant que ce « concours reste un lien fort et sincère entre les habitants des Villards, ceux des communes avoisinantes et les vacanciers », le comité d’organisation lance un appel : « Nous sommes toujours à la recherche de bénévoles pendant cette période… et le travail ne manque pas. Si vous êtes disponibles vous pouvez vous faire connaître en vous inscrivant sur l’adresse 6joursstcol@gmail.com »

■ CINEMA. C’est à une séance de cinéma peu ordinaire à laquelle ont participé 28 Villarins le 7 janvier dernier en fin d’après-midi. Était projeté Le Loup d’Éthiopie, un film documentaire sur une espèce de canidé parmi les plus rares au monde (il resterait environ 500 individus) qui vit sur les plateaux d’Abyssinie et qui en plus d’être rare et d’avoir évolué loin des autres canidés dans un environnement isolé, adopte un comportement inédit et peu filmé : ce loup butine des fleurs ! Après la projection, le réalisateur du film, Baptiste Deturche, et une accompagnatrice ont répondu aux questions des spectateurs. Baptiste Deturche a réalisé ce film en partie à l’aide d’une cagnotte ouverte sur Internet à laquelle 195 personnes ont contribué pour une somme totale de 12 695 euros. Le jeune réalisateur a longuement échangé sur les conditions du tournage et répondu aux nombreuses questions posées par des spectateurs très intéressés (presque tous ont assisté à cette rencontre) et ravis de cette plongée dans une nature encore intacte et ce symbole de la biodiversité à conserver au niveau de la planète. Malgré la neige, qui a fait craindre aux organisateurs une faible affluence, Le Loup d’Éthiopie est le premier documentaire projeté à Saint-Colomban-des-Villards depuis la mise en place de séances de cinéma. Le film choisi pour les enfants et bien que programmé un mercredi n’a pas eu de succès ; peu d’enfants étaient présents : à cause de la neige ? d’un horaire jugé trop tardif ? Le vendredi 30 janvier 2026 à 18 h 30 est programmée la projection de Les Enfants vont bien, un film récent – 2025 – de Nathan Ambrosioni qui relate l’histoire de Jeanne, solitaire endurcie, qui doit prendre en charge ses neveux que sa sœur, « envolée », lui a soudain laissés. Ce film a remporté le Valois de diamant au festival d’Angoulême 2025. Le vendredi 27 février 2026 à 18 h 30 sera projeté Louise, de Nicolas Keitel. Ce film (2025) raconte l’histoire de la jeune Marion qui, suite à un incident dramatique, décide de fuguer du domicile familial pour démarrer une nouvelle vie sous une autre identité : Louise. Quinze ans plus tard, Louise revient à la maison avec un dilemme qui s’impose rapidement : rester Louise ou redevenir Marion… – (C. Mayoux.)



Club des sports : jet de l’éponge bien rapide. La piste de La Pierre, joli stade de slalom (elle a fait des moniteurs et sans aides communales). C’était une autre époque (les cailles ne tombaient pas toutes rôties). Le sport doit être en dehors de la politique…
Non, les cailles ne tombent pas toutes rôties. D’ailleurs, les carottes seront-elles cuites en 2026 ?
Le Club des Sports a fait appel à candidature pour un poste d’entraîneur. Sans succès.
En ce début de nouveau siècle, il est irresponsable d’envisager et donc de maintenir une activité « Ski de compétition » sans un entraîneur habilité. Mettre en sommeil ne rime pas avec arrêt.
Après ces considérations gastronomiques et apolitiques, il faut savoir que le Club des Sports via son bureau est prêt à repartir si la situation de la station devait s’éclaircir en 2026.
Quelques précisions sur la nuit du vendredi 9 au samedi 10 janvier 2026, à la suite de la Brève « Circulation difficile ». Ce sont les deux maires, de Saint – Alban et de Saint – Colomban, qui se sont trouvés l’un derrière l’autre bloqués vers 20h par une voiture immatriculée dans la Loire, en travers de la route départementale 927 après l’épingle à cheveux des Fayattes (la deuxième en montant). Les services du département contactés immédiatement ont promis une intervention, mais ne pouvaient en préciser l’heure, tant ils avaient à faire, entre Saint François, les Villards, la RD 1006. Appel fut donc fait dans la foulée au prestataire de déneigement de Saint Alban, Serge Darves Blanc, qui ouvrit une trace sur la RD 927 puis sur la RD 927 E, et c’est une dizaine de voitures qui suivirent sagement son tracteur, rejoignant St Alban ou St Colomban par le chef-lieu de St Alban et les routes communales.
A 23 heures, les deux maires repartirent pour cette fois une quinzaine de voitures bloquées sur la RD 927 avant le carrefour du Planchamp, Pierre-Yves Bonnivard récupérant une famille avec un jeune enfant frigorifié et moi-même attendant le chasse neige du département, qui permit à chacun de regagner sa location (à Goelia mais aussi à Lachal) vers minuit et demi.
Quelques réflexions maintenant : ces épisodes ne sont pas fréquents, mais ils existent, dès lors que la neige prend un malin plaisir à arriver les veilles de week-end. Il est à craindre qu’ils ne se reproduisent, les mutations climatiques se traduisant par des phénomènes inattendus et excessifs. Les véhicules bloqués au milieu de la nuit étaient tous ceux de touristes, la plupart encore habillés en citadins. Un vrai problème peut se poser un jour. Vincent Rolland, député de Tarentaise, préconise des sanctions contre les automobilistes aux véhicules non équipés. Je ne pense pas que cela résoudra les difficultés. Déjà, accepter les « chaussettes à neige » comme équipement de pneus paraît totalement inadapté : nos bloqués du 9 janvier les avaient déchirées en quelques centaines de mètres. Les chaînes sont efficaces, mais encore faut-il savoir les placer.
Alors puisqu’il faut prendre acte de l’organisation actuelle de notre société qui conduit des millions de personnes à prendre la route hivernale pour plusieurs centaines de km mais pour quelques jours de bol d’air, sans doute faut-il concevoir les choses autrement : par exemple, positionner des gendarmes au pied de la montée de notre départementale pour vérifier le chaînage des véhicules deux roues motrices, comme fait je crois au pied de la montée des Belleville, ou indiquer sur l’autoroute qu’il vaut mieux passer une nuit entre Chambéry et Epierre avant de rejoindre les stations…
Bonsoir, deux élus sur le terrain à toutes heures (bien). Je pense que 2 ou 3 tracteurs particuliers équipés de godet, lame, chaines et mobilisables seraient à prévoir en début d’hiver pour des conditions difficiles, même pour l’ intérieur des communes.