Brèves

Brèves (28 décembre 2025)

■ ÉCOLE : DROIT DE RETRAIT ? Durant l’année scolaire, une intervenante en italien est missionnée par le consulat d’Italie pour initier à cette langue les élèves des écoles primaires. Mais voilà que cette année, très rapidement, au cours du premier trimestre, elle a renoncé à venir enseigner aux Villards pour une raison étonnante comme le signale Jacqueline Dupenloup dans un courriel adressé le 27 décembre dernier à Olivier Thenail, inspecteur de l’éducation nationale : « Ayant semble-t-il malencontreusement croisé un cycliste probablement aventureux (voire suicidaire) qui descendait à vive allure alors qu’elle-même montait, elle en a immédiatement conclu que la route départementale 927 qui conduit aux Villards était extrêmement dangereuse et a donc définitivement refusé de l’emprunter, refusant du même coup de venir assurer son service hebdomadaire. » Face ce « droit de retrait » particulier, Jacqueline Dupenloup, entre stupéfaction et perplexité, poursuit : « Je dois dire que j’hésite cependant à informer le département de la Savoie (qui assure les travaux d’investissement et l’entretien journalier de la RD 927) de l’effet qu’elle produit sur l’usager, craignant qu’ils ne s’inquiètent exagérément… Par ailleurs, je me félicite que la Ve République n’ait pas prolongé au bout du compte les errements de la IIIe, qui installait des écoles dans d’improbables hameaux (je citerais Les Charrières à Montgellafrey, Le Bouchet à Saint-Alban-des-Villards..), contraignant les enseignants à s’accrocher à la queue des mulets paysans pour parvenir au lieu d’exercice de leur sacerdoce. Que serait devenue notre intervenante… Autres temps, autres mœurs, il est vrai. Bref, je cesse de plaisanter. Je tiens seulement à vous faire partager mon étonnement devant la situation. Je ne sais pas quels sont exactement les termes du contrat qui lie le consulat d’Italie responsable de son enseignante et l’éducation nationale française, mais que le consulat accepte le retrait de son intervenante qui invoque sa crainte quant à la dangerosité de la route me laisse perplexe. Par ailleurs, nos élèves villarins d’école élémentaire peuvent-ils passer d’un trimestre ou d’une année sur l’autre, sans conséquence, de l’italien à l’anglais (l’enseignante affectée au soutien de la classe unique cette année a fort heureusement pallié la défaillance et les initie effectivement à la langue anglaise, à la satisfaction de tous les partenaires) ? Je lis sur le site ministériel qu’à l’école maternelle « les élèves vont découvrir l’existence de langues parfois très différentes de celles qu’ils connaissent et vont prendre conscience que la communication peut passer par d’autres langues que le français », le pluralisme linguistique est donc pour eux bénéfique ; mais les élèves de l’école élémentaire devraient avoir une heure et demie hebdomadaire d’enseignement d’une langue vivante. L’enfant devant acquérir en fin de CM2 le livret A1 du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL), peut-on imaginer que cette langue change en cours de scolarité ? Je vous serais reconnaissante de bien vouloir m’éclairer sur la cohérence du dispositif langues vivantes étrangères (LVE) y compris dans nos écoles (du bout du monde semble-t-il) et sur le sérieux qu’apporte le consulat d’Italie au suivi de la présence de l’italien en Maurienne. » 

■ VEILLÉE DE NOËL. C’est en présence de quelque 80 personnes (dont une moitié de touristes et les deux maires villarins) qu’a eu lieu le 24 décembre dans l’église de Saint-Colomban-des-Villards une veillée de Noël organisée par l’association Notre Clocher aidée de bénévoles. La plupart des touristes présents provenait de la résidence du Mollaret (à La Pierre) gérée par Goelia qui affichait complet pour la semaine de Noël et qui avait fait la « promotion » de cette veillée. Cette bonne fréquentation de la station semble être confirmée par l’augmentation du nombre de personnes qui assistent aux visites de l’église assurées les mardis et les jeudis après-midi de 15 heures à 17 heures par Christine Frasson-Botton, présidente de Notre Clocher. La veillée a débuté à 18 heures avec un mot de bienvenue de Françoise Vanini. Puis ce furent des chants de Noël et la lecture de quelques contes. Le premier chant religieux (La Première en chemin) évoquait les moments importants de la vie de Marie tels que les Évangiles les rapportent. Marie y est présentée comme un modèle de foi pour les croyants, comme une figure de l’Église. Et le premier couplet (« La première en chemin, Marie tu nous entraînes / À risquer notre « oui » aux imprévus de Dieu / Et voici qu’est semé en argile incertaine / De notre humanité, Jésus-Christ, Fils de Dieu ») a sans doute fait écho à la situation politique et géostratégique mondiale actuelle… Deux contes de Noël furent ensuite lus, entrecoupés à chaque couplet de chants liturgiques  (Les Anges dans nos campagnes et Il est né le divin enfant). Avant que Jean-Marc Bordas n’invite l’assistance à partager vin et chocolat chauds offerts par la municipalité de Saint-Colomban-des-Villards, Christine Frasson-Botton a donné quelques informations sur l’état d’avancement du dossier de rénovation de l’église. – (C. Mayoux.)

■ Veillée autour de la crèche de Noël, dans l’église de Saint-Colomban-des-Villards. – (Photos Christine Frasson-Botton et Patrice Gérard.)

■ « FENÊTRES DE NOËL ». La 15e édition des « fenêtres de Noël » s’est déroulée sur deux jours, les 21 et 23 décembre. Organisée par l’Association Les Villards, patrimoine et culture et sa dynamique présidente, Martine Paret-Dauphin, cette manifestation regroupe des personnes de la vallée des Villards qui sont désireuses de décorer en cette période de l’année une ou plusieurs fenêtres avec un sujet de leur choix mais généralement consacré à l’hiver et aux fêtes de Noël. Cette année, cette animation a connu un engouement extraordinaire avec 11 fenêtres décorées, toutes plus belles les unes que les autres : 1 au Chatelet (chez Josette Rostaing-Troux), 1 aux Roches (Véronique Grassi), 4 à Nantchenu (Françoise Vanini, Geneviève Tardy, Thierry Martin-Cocher, Chantal Bertier), 1 au Chef-Lieu (Martine Paret-Dauphin), 2 à Lachenal (Christine Frasson-Botton et Marie-Noëlle Martin-Cocher), 2 Martinan (Stéphanie Ledain et Danièle Nicol) qui ont reçu la visite de 31 personnes le premier jour et de 28 le second. Pour participer à ces visites, en soirée, les visiteurs devaient se rendre en voiture sur les lieux qui leur étaient indiqués pour se regrouper devant une fenêtre décorée afin d’en admirer la décoration. Puis, en guise de remerciement, elles se mettaient à chanter en chœur des chansons de Noël. De temps en temps, la propriétaire de la fenêtre décorée offrait quelques gâteaux et des boissons. La première journée s’est terminée au Chef-Lieu chez Martine Paret-Dauphin où gâteaux, bonbons, papillotes, mais aussi vin et chocolat chauds attendaient les visiteurs. La seconde s’est finie chez Danièle Nicol où les mêmes sortes de friandises étaient mises à la disposition des touristes et des Villarins heureux d’être présents à de si chaleureuses rencontres. C’est pourquoi, toutes les personnes ayant participé de près ou de loin à ces soirées : organisatrices, décoratrices et visiteurs, doivent être sincèrement remerciées. Bravo à toutes. – (P. Gérard.)

■ « Fenêtres de Noël ». – (Photos Patrice Gérard.)

■ MARCHÉ DE NOËL. Organisé sur deux jours, les 22 et 23 décembre, par l’association La Fine Équipe et l’office de tourisme de l’Espace Glandon, dans une salle des fêtes décorée, le marché de Noël a permis à une quinzaine d’exposants d’aller à la rencontre des Villarins et des vacanciers. L’après-midi du second jour, un sculpteur sur glace a fait admirer sa dextérité devant la salle des fêtes. 

■ Exposants du marché de Noël dans la salle des fêtes de Saint-Colomban-des-Villards. – (Photos Danielle Favre-Trosson et Patrice Gérard.)

■ NEIGE DE CULTURE. Le 24 décembre, en prévision du froid qui est annoncé, le personnel technique de la régie a testé le réseau de production de neige de culture et découvert que l’installation était en panne à cause d’une fuite d’eau qui a été repérée en contrebas de l’Auberge du Coin. Cette fuite a été réparée le jour de Noël par le personnel de la régie avec l’aide du personnel technique de la commune. Désormais l’installation fonctionne et la production de neige sera possible dès que les températures seront suffisamment basses (de l’ordre de – 3 °C ou – 4 °C selon le taux d’humidité de l’air). Dans les stations des Sybelles l’enneigement est variable. Par manque de neige, Les Bottières sont fermées (on est a l’herbe), le secteur du Grand Truc à La Toussuire est fermé et sur la liaison entre Le Corbier et Saint-Jean-d’Arves plusieurs téléskis sont fermés. Sur La Toussuire, Le Corbier et Saint-Jean-d’Arves, les pistes enneigées le sont grâce à la neige de culture, là où il n’y a pas de canons les pistes sont fermées (Toussuire et Corbier). Côté Toussuire, les pistes enneigées avec de la neige artificielle situées en versant un peu nord sont presque de la glace.

■ La combe de Bellard (26 décembre 2025) : à gauche, sommet du téléski de Cuinat ; à droite, l’arrivée du télésiège de Charmette. – (Photo X.)

■ DIVERSIFICATION TOURISTIQUE. La 6e réunion de la commission communale de diversification touristique s’est déroulée le 9 décembre dernier (lire ICI). La prochaine aura lieu le 5 janvier 2026 à 15 heures à la mairie de Saint-Colomban-des-Villards. À Albiez-Montrond, Savoie stations domaines skiables (SSDS), qui gère le domaine skiable depuis 2018, n’ira pas au-delà de la délégation de service public en cours qui arrive à son terme en 2026. La commune se prépare donc à créer une régie pour prendre le relais… et s’est engagée dans un travail de réflexion dans le cadre d’une étude de diversification conduite par le cabinet In Extenso dont les premières conclusions ont été présentées le 5 décembre dernier (lire ICI). Contrairement à Saint-Colomban-des-Villards, à Albiez-Montrond, les grandes visites des télésièges sont programmées pour 2031 ce qui permet pour l’instant de continuer l’exploitation sans trop de frais.

■ DISSENSIONS ENTRE LA SAMSO ET SAINT-SORLIN-D’ARVES. Depuis plusieurs mois les relations se dégradent entre la municipalité de Saint-Sorlin-d’Arves et les dirigeants de la Samso qui exploite le domaine skiable de la commune. Elles sont aujourd’hui conflictuelles et des procédures judiciaires sont en cours.. Le 29 août dernier, sur sa page Facebook, la municipalité de Saint-Sorlin-d’Arves a publié « un état de la situation » (lire ICI) dans lequel on apprend que la commune de Saint-Sorlin-d’Arves est désormais favorable à une forme de clef de répartition.. Extrait : « Malgré un chiffre d’affaires global proche de plus de 11,5 millions d’euros et un chiffre d’affaires spécifique aux remontées mécaniques proche de 10 millions d’euros en moyenne, la Samso a, en tout et pour tout, versé à la commune (de Saint-Sorlin-d’Arves) la somme de 108 000 euros de redevances en contrepartie de la mise à disposition de son domaine skiable depuis 2017 ! (…)Cette situation est inacceptable. Elle l’est d’autant plus que notre domaine de Saint-Sorlin-d’Arves attire chaque saison un volume significatif de skieurs provenant des autres stations, notamment grâce à un enneigement naturel plus favorable et à la qualité reconnue de son domaine. Or, notre commune (tout comme Villarembert et le syndicat intercommunal à vocation unique des grandes Bottières) n’a pas été signataire de l’accord de répartition du prix de vente des forfaits qui, au demeurant, ne semble pas fondé sur la réalité de la fréquentation des domaines. Dans la plupart des domaines skiables reliés, des mécanismes de répartition du chiffre d’affaires fondés sur les flux réels de skieurs (mesurés par Skidata) assurent une équité entre exploitants. Un tel dispositif n’est actuellement pas appliqué à Saint-Sorlin-d’Arves. Cette situation est injustifiable. » Alors, Saint-Colomban – Saint-Sorlin : même combat ? Dans cette mise au point, les élus de Saint-Sorlin-d’Arves affirment également que le successeur de Gaston Maulin (Alexandre Maulin) « semble avoir soigneusement préparé sa stratégie de sortie » quand, à la fin de l’année 2022, la famille Maulin a cédé ses parts sociales à la Soremet plaçant alors la commune « devant le fait accompli.. » Et d’expliquer : « L’avenant au contrat de délégation de service public portant sur la réalisation de la télécabine Liaison Express a été très bien réfléchi. Lorsqu’on cherche à vendre des parts majoritaires de société au meilleur prix, on veille à prolonger les contrats : entre une échéance en 2027 (année de fin de contrat avant la signature du contrat de délégation de service public de 2017) et un horizon 2057, la valeur des parts n’est évidemment pas la même. » Cet épisode semble montrer que les rapports qu’Alexandre Maulin (dont le nom n’est jamais cité dans ce texte…) entretenait avec les élus durant sa direction n’ont pas été meilleurs à Saint-Sorlin qu’ils ne le furent à Saint-Colomban…

■ NOMINATION. Le 12 décembre 2025, le colonel Benoît Villeminoz, nommé le 1ᵉʳ novembre dernier à la tête du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), s’est officiellement vu confier le commandement de l’unité lors d’une cérémonie militaire présidée par le ministre de l’Intérieur, M. Laurent Nuñez, du préfet des Yvelines, Frédéric Rose, et du Directeur général de la Gendarmerie nationale, le général d’armée Hubert Bonneau qui a déclaré : « Le colonel Benoît Villeminoz retrouve une unité qu’il connaît intimement pour y avoir exercé les fonctions de chef de section au sein de la Force intervention (2004-2011), puis de chef d’état-major opérationnel (2014-2018). Cette nomination constitue une nouvelle étape dans un parcours riche, alternant commandements opérationnels au sein du GIGN, responsabilités en gendarmerie mobile et départementale, ainsi que fonctions stratégiques en administration centrale. » Le 10 décembre dernier le conseil des ministres a promu le colonel Villeminoz au 1er janvier 2026 au grade de général de brigade. Âgé de 48 ans, Benoît Villeminoz, fils de Marc Villeminoz (La Pierre), connaît bien la vallée des Villards pour y avoir séjourné très jeune et adolescent durant les vacances. Aujourd’hui il ne manque jamais d’y retourner quand ses fonctions le lui permettent.

■ Le colonel Benoît Villeminoz félicité par Laurent Nunez, ministre de l’intérieur. – (© SIRPA-G – MAJ F. Bourdeau.)

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