Brèves

Brèves du 15 mars 2026

■ AMIS DES VILLARDS. La journée nettoyage de printemps organisée par l’Association des Villarins et amis de la vallée des Villards aura lieu le 18 avril 2026. En fonction du nombre de participants, trois chantiers seront proposés : nettoyage des fauteuils de la salle des fêtes de Saint-Colomban (comme cela avait été fait il y a quelques années), entretien et réparation des deux statues en bois (notamment leur socle) placées devant la Maison du tourisme, fauchage et/ou débroussaillage de certaines parcelles communales à Saint-Alban. Les bénévoles seront accueillis dès 8 heures devant la Maison du tourisme par un « café d’accueil » et, à midi, l’association leur offrira un casse-croûte. La fête du pain est fixée au 2 août et sera précédée, le samedi 1er, par une animation « pain du Monde »…

■ ÉLEVAGE (CRISE SANITAIRE BOVINE). La campagne de vaccination contre la dermatose nodulaire contagieuse en Savoie et Haute-Savoie reprendra officiellement le 18 mars prochain. Les mêmes zones que l’été dernier sont concernées (lire ICI). C’est Xavier Mugnier qui interviendra aux Villards : « Nous venons de recevoir les doses de vaccins. Il faut attendre 8 mois minimum entre deux injections, donc je ne peux commencer les vaccinations que le 21 mars. Les bêtes vaccinées à l’automne à la descente d’alpage ne pourront pas être faites maintenant. De plus, certaines bêtes sont à l’hiverne. Il faudra attendre leur retour au mois de mai. À moins qu’elles ne soient vaccinées sur leur lieu de pension. C’est compliqué. Je ferai la vallée des Villards : Thierry Bozon et Adrien Maurino, soit environ 160 bovins, mais tous ne sont pas hivernés sur place. La zone vaccinale concerne toute la basse Maurienne jusqu’à Saint-Julien-Montdenis compris, mais pas au delà. Comme l’été dernier, la vallée des Arves (sauf Saint-Jean et Jarrier), et la haute Maurienne ne sont pas concernées. J’interviendrai pour nos clients, aux Marches, Saint-Alban-d’Hurtières, La Chapelle, Les Chavannes, Saint-Rémy-de-Maurienne et Sainte-Marie-de-Cuines, Montgellafrey, Montaimont, Saint-Avre, Saint-Jean-de-Maurienne, Jarrier et les Villards. D’autres lieux sont possibles si nos clients ont des bêtes à l’hiverne dans des secteurs pas trop éloignés. Certains en ont dans les terres froides ou vers Ugine, Faverges, Rumilly, etc. Soit nous attendrons leur retour, soit elles seront vaccinées sur place par des vétérinaires locaux. Je devrai en vacciner 900 têtes environ comme l’été dernier, mais sur une période plus grande. »

■ DOMAINE SKIABLE. La saison de ski a pris fin le 8 mars. À la réunion du conseil municipal du 13 mars dernier, un bilan succinct en a été donné par Pierre-Yves Bonnivard : « Le temps très doux du début de saison a retardé le démarrage de la production de neige de culture au 28 décembre. Il a fallu attendre qu’il y ait suffisamment de neige et que celle-ci ait été travaillée pour le domaine puisse ouvrir à partir du 2 janvier. Sur l’ensemble de la saison, on comptabilise 44 585 passages au téléski de l’Épinette, 41 988 passages au téléski de Rogemont et 74 283 passages au tapis de l’Ourson. Soit un total de 160 856 passages du 2 janvier au 8 mars. Le fonctionnement du domaine skiable a nécessité le concours de 5 agents à temps plein aux remontées mécaniques et un renfort externe 3 demi-journées par semaine, 1 agent administratif à mi-temps, 1 secouriste à temps plein sur la période du 11 février au 8 mars, l’appui d’un technicien externe 2 jours par semaine, le concours d’un prestataire pour le damage. Nous n’avons pas à ce jour toutes les factures qui nous permettent de dresser un bilan financier. Je veux souligner l’engagement de tous ceux qui ont participé au maintien de l’activité ski cet hiver sur Saint-Colomban-des-Villards et particulièrement le personnel des remontées mécaniques qui, pour certains ont accepté d’endosser des nouvelles responsabilités nécessitant l’acquisition d’une plus grande technicité. Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui par leur soutien m’ont conforté dans le choix qui a été fait d’ouvrir le domaine skiable pour cette saison, en libre accès, sur le périmètre qu’on a connu. Si j’avais un seul regret, c’est de ne pas avoir eu suffisamment de temps pour démontrer la pertinence de ce modèle économique et de développer la diversification touristique. »

■ SAINT-COLOMBAN-DES-VILLARDS. À l’issue du dernier conseil municipal de la mandature (13 mars dernier), Pierre-Yves Bonnivard qui ne se représentait pas a déclaré : « Ces six dernières années ont été à la fois été courtes et longues en même temps. Trop courtes, pour mener à bien des projets structurants pour l’avenir d’une commune. Des projets qui peuvent susciter l’impatience, l’incompréhension voire le rejet et arrivent à diviser la population, mais aussi les élus. Le rôle du maire est d’agir dans l’intérêt général. Un article paru dans Vie publique souligne que les maires sont, selon une formule imagée, « à portée d’engueulade », y compris quand les difficultés de leurs concitoyens ne relèvent pas des compétences des communes. Il est vrai qu’avec leur équipe, ils gèrent les finances municipales, font des choix d’investissements, s’occupent des écoles, des logements, du cadre de vie, de la propreté de la voirie, des problèmes de voisinage, de l’environnement, de la santé, des activités festives, de la culture ou encore de la sécurité. Six ans, c’est également très long, car il faut être au four et au moulin, conjuguer polyvalence, disponibilité, écoute et responsabilité. Mais surtout il faut savoir garder espoir, confiance en l’avenir. Cet investissement personnel a un revers, celui de l’épuisement. Cet épuisement s’est pour ma part révélé subitement au mois de février 2026, et ne m’a pas permis de solliciter à nouveau votre confiance pour ces élections municipales. Il m’est nécessaire de prendre du recul. Les contraintes administratives, les critiques voire les atteintes personnelles, les attentes immenses auxquelles les maires doivent répondre…, tout cela finit par peser. Le mandat qui s’achève a révélé cette complexité qui n’est pas propre à Saint-Colomban-des-Villards. Et pourtant, malgré ces difficultés, le sens du service public reste la boussole de tout maire. Le service public, c’est cette idée que nous sommes là non pas pour nous-mêmes, mais pour les autres. Pour ma part, au cours de 18 années d’engagement, c’est cette conviction qui m’a fait avancer et tenir jusqu’à aujourd’hui. Je souhaite bonne réussite à la prochaine mandature, dans l’intérêt du bien public. Je remercie toutes celles et tous ceux qui m’ont accompagné, fait confiance, et avec qui j’ai pu travailler jusqu’à aujourd’hui. »

■ BILAN DES GÎTES. Suite à une panne de Hélios, une application informatique de gestion comptable et financière des collectivités locales et des établissements publics locaux, le conseil municipal de Saint-Colomban-des-Villards n’a pas pu délibérer comme cela était prévu à l’ordre du jour de la réunion du 13 mars dernier sur les comptes administratifs et les comptes de gestion 2025 des budgets de la commune et des remontées mécaniques. Seuls les comptes administratifs et de gestion du budget des gîtes communaux étaient disponibles. Le conseil municipal les a adoptés. En fonctionnement, ces documents font apparaître 152 823,49 € en recettes et 60 137,02 € en dépenses, soit un résultat de 92 686,47 €. En investissement, les recettes s’élèvent à 60 675,81 € et les dépenses à 104 829,30 €, soit un résultat négatif de 44 153,49 €. Le résultat de clôture des deux sections est donc de 48 532,98 €. Le conseil municipal a décidé d’affecter le résultat de fonctionnement pour 44 153,49 € en section d’investissement afin d’annuler le déficit constaté, et pour 46 532,98 € en fonctionnement. Le budget 2026 des gîtes communaux a également été adopté. Il s’équilibre en recettes et dépenses à 405 450 euros en fonctionnement et 107,203,49 € en investissement. Dans ce budget, 240 000 euros ont été inscrits en dépenses de fonctionnement comme « provision pour dépréciation » pour tenir compte, selon le maire « de la situation de la société À la Croisée des chemins qui n’a pas payé ses loyers depuis 2021, défaut de paiement pour lequel des actions judicaires sont en cours. »

■ ÉPICERIE DES VILLARDS. La convention qui lie la commune et la société L’Épicerie des Villards qui a repris la gestion du commerce du Comberousse au printemps 2024 court jusqu’au 30 avril 2027. Cette convention prévoit un loyer mensuel de 350 euros. Après deux premiers exercices, et malgré des offres nouvelles, le bilan de cette activité économique est toujours précaire. C’est pourquoi le conseil municipal a décidé (13 mars dernier) d’abaisser le loyer à 50 euros jusqu’au terme du contrat. Dans la discussion, Pierre-Yves Bonnivard a indiqué qu’il fallait « que tous les gens jouent le jeu et fassent fonctionner ce commerce. Certains se plaignent des commerces villarins et n’y vont pas. » De son côté, Dominique Metz, qui était favorable à une gratuité, a souhaité « que les autres prestataires bénéficient des mêmes tarifs avantageux ». Ce qui, selon le maire, est le cas « quand la commune est propriétaire des locaux, comme au bâtiment d’accueil cet hiver. Pour les propriétaires privés, c’est autre chose. »

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