Brèves du 21 juin 2026
■ COL DU GLANDON (OUVERTURE). Les travaux entrepris le 27 avril dernier par les services techniques du département de la Savoie sur la route départementale 927, au lieu dit Sous le Col d’en Bas, se sont terminés le 19 juin dernier comme initialement prévu. Et la route du col est ouverte depuis le même jour, 16 heures. Après cet aménagement programmé il y a quelques mois, les coulées de boues qui traversent presque chaque année la route à cet endroit, seront canalisées vers un passage aménagé sous la route afin qu’elles se déversent en aval, vers le Glandon. Ce qui permettra également de sécuriser la zone lors de violents orages. Le coût de l’opération n’a pas été communiqué précisément par le département de la Savoie, mais il serait de l’ordre de 200 000 euros.


■ À gauche, l’entrée amont du passage sous la route, à droite sa sortie. – (Photographie Le Petit Villarin.)
■ AUBERGE DU COIN. En apprenant que les gérants de l’Auberge du Coin allaient reprendre la buvette-snack-bar du plan d’eau pour la saison estivale, tous les inconditionnels de ce lieu de rendez-vous se sont réjouis (« Ce va être autre chose que l’année dernière ! ») tout en exprimant quelques craintes (« Mais comment vont-ils pouvoir gérer les deux structures ? »). Craintes justifiées… Le 17 juin dernier, on a appris « qu’après mûre réflexion » Cindy Dimpre et Roman Arrivetz avaient décidé de ne pas ouvrir l’Auberge du Coin cet été (« un choix raisonnable afin de préserver l’équilibre de notre entreprise ») pour concentrer leur activité estivale sur la buvette du plan d’eau (dont l’enseigne est désormais Le Comptoir du Coin). Contactée, Cindy Dimpre confirme : « En effet, notre souhait initial était d’ouvrir les deux établissements cet été. Malheureusement, le déficit important engendré par l’exploitation de l’hiver dernier ne nous permet pas aujourd’hui d’embaucher le personnel nécessaire pour faire fonctionner l’Auberge du Coin et Le Comptoir du Coin dans de bonnes conditions. Cette décision n’a pas été facile à prendre. Nous avons consacré beaucoup d’énergie à faire connaître l’Auberge du Coin et notre objectif n’est certainement pas de délaisser le travail accompli. Nous faisons simplement le choix le plus raisonnable pour assurer la pérennité de notre activité. Nous espérons sincèrement pouvoir rouvrir les deux établissements dès l’été prochain, à condition que la prochaine saison hivernale se déroule dans de meilleures conditions. » Mais l’Auberge du Coin, dont les gîtes resteront ouverts à la location cet été, comme habituellement, ouvrira-t-elle cet hiver ? Cindy Dimpre : « Concernant l’hiver à venir, nous sommes dans l’attente d’informations sur l’ouverture du domaine skiable. Dans l’idéal, si le secteur de l’Ormet ouvre, nous pourrons exploiter l’Auberge du Coin comme nous l’avions imaginé. Si seul le front de neige est ouvert, nous serons probablement contraints de retrouver une organisation similaire à celle de l’hiver dernier, avec une activité recentrée sur la salle hors sac, même si ce n’est pas la solution que nous privilégions. Nous restons malgré tout motivés et espérons que les décisions à venir permettront à l’activité touristique et économique du village de retrouver une dynamique plus favorable. » La buvette va bénéficier cet été d’une terrasse sur laquelle les gérants ont installé une pergola et d’un accès « plus sécurisé », terrasse et accès réalisés par la commune qui a également remis l’établissement en état de fonctionner.

■ TRAIL LA VILLARINCHE (ANNULATION). On a appris jeudi 18 juin que le trail la Villarinche (dont l’appellation officielle est, depuis 2024, « La Villarinche by Dare 2B »), était annulé. Cette course était programmée le 19 juillet prochain. Francis Gillet, de Maurienne ski-alpinisme qui devait coorganiser cette épreuve avec l’office de tourisme intercommunal (OTI) Terres de Maurienne, en explique les raisons : « Jeudi dernier, le 11 juin, la société Compass Médical Sécurité m’a fait part de son désistement. Le groupement auquel elle adhère est désormais entièrement mobilisé par la société Amaury Sport Organisation sur l’Étape du Tour, qui se déroule à la même date. Aucun document officiel n’ayant encore été validé, nous étions alors dans l’attente de leur devis définitif. Ces derniers jours, j’ai tout mis en œuvre pour trouver une solution de remplacement. Malheureusement, aucun prestataire régional (notamment Mountain Medic Events) n’est en mesure d’assurer la couverture médicale de notre événement à cette date. La sécurité sur nos parcours de montagne ne pouvant plus être garantie, il est de notre devoir de prendre la décision qui s’impose : l’annulation de l’édition de cette année. Je suis conscient du caractère tardif de cette décision et je partage sincèrement le désarroi et la déception de chacun. Cependant, il est hors de question d’engager notre responsabilité sur des tracés qui ne disposeraient pas d’un dispositif de secours irréprochable. Naturellement les frais d’inscription déjà encaissés seront intégralement remboursés à l’ensemble des coureurs. » Cette annulation arrive alors que la mise en place de l’OTI rencontre quelques « difficultés » avec des personnels en arrêt, la démission d’une jeune en alternance, une personne recrutée comme saisonnière qui préfère finalement un poste ailleurs… Et toujours des télescopages d’animations programmées le même jour à la même heure… Alors beaucoup s’interrogent : fusionner les deux OT de la communauté de communes était-il opportun au moment où « il faudrait être hyper réactif sur les organisations et plus simple en fonctionnement… » ?
■ THÉÂTRE. Après la pleine réussite de la soirée théâtre le 30 mai dernier à la salle des fêtes de Saint-Colomban-des-Villards avec la pièce Le Beau Monde, le centre national Espace Malraux a confirmé que le partenariat des Villards avec Espace Malraux et Scènes obliques de Belledonne allait se poursuivre. Cette annonce a été faite le 11 juin à Chambéry devant 900 personnes lors de la présentation de la programmation de la saison 2026-2027 du centre national (60 spectacles pour 180 représentations) durant laquelle la directrice, Frédérique Payn, a salué la commune de Saint-Alban pour son dynamisme dans ce domaine… Après la résidence artistique de 2025 (4 artistes hébergés à Saint-Alban), le stage de formation continue de mai 2026 (14 artistes hébergés à Saint-Colomban), cet automne une nouvelle résidence artistique accueillera de 4 ou 5 artistes et, en aboutissement, Espace Malraux a inscrit dans sa programmation un spectacle aux Villards qui se déroulera le 20 mars 2027 et dont le thème sera tiré des résidences artistiques 2025 et 2026. Ce thème est connu. Il est tiré d’une légende que racontait souvent Roger Darves. Dans son livret présentant ses futurs programmes culturels, le centre national Espace Malraux donne une idée du spectacle qui sera donné aux Villards : « Dans la vallée des Villards, les membres de L’École parallèle imaginaire, – réunissant Simon Gauchet, Guillaume Lambert et Rémi Fortin – (ont engagé) un projet de territoire à la croisée du récit et du paysage. Leurs arpentages les (ont conduits) vers une légende locale : celle d’un diable des cimes, un « avalancheur » évoqué par les habitants et d’anciens récits d’alpinistes. Gardien des saisons, il veillait autrefois sur un pacte passé avec les humains, scellant le partage des hauteurs : « À vous l’été, à moi l’hiver ». Aujourd’hui, l’alliance est rompue, les sommets sont investis toute l’année et les saisons se troublent. Après plusieurs semaines passées en montagne, le collectif invente un folklore imaginaire et esquisse une nouvelle partition des quatre saisons, jusqu’à un premier rituel qui sera joué à l’occasion de l’équinoxe de printemps. »
■ CINÉMA. La séance de Juste une illusion a réalisé 25 entrées. À l’issue de la projection, les spectateurs sont souvent restés en salle pour évoquer avec une certaine nostalgie ces années 80 qu’ils ont tous connues et qui est la matière principale du film. Ils se rappelaient les premiers ordinateurs, les téléphones de couleur encombrants, les chansons cultes avec le fameux « chabadabada », mais ce qui les a le plus touchés c’est cette plongée au sein d’une famille en proie aux problèmes de l’époque (grèves, chômage, etc.) et qui dépasse son quotidien difficile par l’amour parfois conflictuel qui les rassemble. Un film dont on sort curieusement réconforté. Cet été seront projetés, toujours à la salle des fêtes de Saint-Colomban-des-Villards, La Vénus électrique de Pierre Salvadori (9 juillet à 20 h 30 ; film présenté en hors-compétition au Festival de Cannes 2026, il en a fait l’ouverture), Des Minions et des monstres de Pierre Coffin (23 juillet à 18 heures, à partir de 6 ans), Histoires parallèles de Asghar Farhadi (23 juillet à 20 h 30 ; film en compétition au Festival de Cannes 2026), L’Objet du délit d’Agnès Jaoui (6 août à 20 h 30 ; film présenté hors compétition au Festival de Cannes 2026), Vaiana, la légende du bout du monde de Thomas Kail (20 août à 18 heures, à partir de 6 ans), Le Vertige de Quentin Dupieux (20 août à 20 h 30 ; film projeté en clôture du Festival de Cannes 2026). – (D. Nicol.)





■ RETENUE DE LACHAL. La première phase d’évacuation des matériaux excédentaires (qui ont été estimés à environ 71 000 m3) s’est terminée le 19 juin avec la fin du stockage sur deux zones de dépôts, près de la déchetterie et en Pouchette, suite à des conventions passées avec la commune à l’automne dernier. Le transport et les travaux pour aménager ces zones en plate-forme ont été effectués par l’entreprise Guintoli et sont financés par la société Shéma. Selon un responsable du chantier, pendant quelques semaines les matériaux vont être gérés sur place et s’ils sont trop encombrants « on ira aux Échets mais difficile à dire quand ». La zone de la déchetterie avait été acquise par la commune pour la construction d’une fumière collective, un projet qui n’a pas abouti en raison, notamment, de l’extension de la communauté de communes de la vallée du Glandon aux autres communes de l’ex-canton de La Chambre (1er janvier 2014). La plate-forme aménagée avec les déblais du chantier de Lachal était initialement destinée à accueillir des activités agricoles et/ou artisanales pour répondre aux besoins locaux. Compte tenu de sa surface réduite, il semblerait que la commune envisage désormais de l’utiliser pour agrandir la déchetterie où il manquerait une benne pour améliorer le tri sélectif. En Pouchette, une plate-forme a été aménagée après l’étalement des matériaux (sommairement triés finalement) issus de la démolition du bâtiment G de La Perrière. Sur cette zone de Pouchette, acquise par la commune il y a plusieurs années pour la réalisation d’un parking, il était envisagé une aire dédiée aux activités agricoles et/ou artisanales (non bruyantes) et au stockage de matériel agricole et/ou artisanal. Il semblerait cependant que la nouvelle municipalité veuille redonner à cette zone sa vocation de parking dans le cadre d’une relance de la station de ski. Pas près de la déchetterie, pas en Pouchette, il reste à trouver un nouvel emplacement à proposer aux éleveurs et aux artisans pour leurs activités…

■ ASSOCIATION FONCIÈRE PASTORALE INTERCOMMUNALE. Le conseil syndical de l’Association foncière pastorale intercommunale (AFPI) s’est réuni le 6 juin dernier en présence des nouveaux délégués des communes. Alors que le budget primitif 2025 prévoyait 5 395 euros de dépenses pour autant de recettes, le compte administratif, qui retrace ce qui a réellement été réalisé durant cet exercice, montre 983 euros de dépenses (entièrement consacrées au fonctionnement de l’AFPI : fournitures administratives, primes d’assurances, affranchissement) pour 662 euros de recettes provenant des baux. Soit un déficit de 321 euros qui ramène le solde antérieur, au 31 décembre 2025, à 2 474 euros. Le budget primitif 2026 s’équilibre en recettes et dépenses à 5 074 euros. Dans les recettes, ce budget prend en compte le solde antérieur et 2 000 euros de subventions communales (1 000 euros chacune) qui, depuis des années, ne sont pas attribuées par les communes qui estiment qu’elles ne sont pas justifiées compte tenu du fonctionnement de l’AFPI. Toutefois, récemment, le conseil municipal de Saint-Alban-des-Villards a voté une subvention pour couvrir la prise en charge des frais de convocation de l’assemblée générale 2026 et le non-recouvrement de la facture du point d’eau sur l’AFPI. En dépenses 1 200 euros sont inscrits pour des travaux d’entretien des terrains. Le conseil syndical a également procédé à un examen de la situation juridique des 4 lots que l’AFPI gère. Un seul lot serait en conformité totale avec la réglementation. Deux lots sont vacants suite, l’un, à la non-reconduction d’une convention annuelle à l’initiative du bénéficiaire, l’autre à la suite à la cessation d’activité de l’exploitant. Le quatrième lot est utilisé en sous-location ce qui est contraire à la réglementation en la matière. Quelques jours plus tard, le 11 juin, à l’initiative des deux communes, une réunion de travail a eu lieu en présence des représentants des deux communes, des responsables de l’AFPI, des membres de la direction départementale des territoire (DDT) de la Savoie, de la Société d’économie alpestre de la Savoie et de la présidente de la Fédération départementale des AFP de Savoie. Un rappel a été fait de la nouvelle organisation concernant l’affectation des terrains vacants. Désormais, l’exploitant agricole candidat doit faire une demande d’autorisation préalable d’exploitation à la DDT qui fait une évaluation suivant une grille normalisée. S’il y a plusieurs candidats, c’est la candidature de celui qui obtiendra le meilleur score à cette évaluation qui sera retenue. En cas d’égalité, c’est le conseil syndical de l’AFPI qui choisira. Pour que les éleveurs qui exploitent des terrains dans le périmètre de l’AFPI puissent toucher des indemnités de la PAC, l’AFPI devra signer les documents nécessaires à leurs demandes. Des précision ont été apportées sur les causes pouvant entraîner des ruptures de bail (terrain non entretenu, absence d’autorisation d’exploitation, etc.). Un soutien administratif a été proposé à l’AFPI par les différentes instances (modèle de bail, assistance pour les demandes de subvention, numérisation du parcellaire, etc.).
