Brèves du 24 mai 2026
■ MARCHÉ AUX FLEURS. Durant trois heures (de 9 heures à midi), plus de 150 personnes se sont rendues au marché aux fleurs de Saint-Colomban, qui s’est tenu le 23 mai dernier sur la place du Tilleul, afin d’acheter certes des fleurs, mais également des plants fleuris, des plans potagers, des herbes aromatiques, ainsi que du terreau et des engrais, enfin tout ce qu’il fallait pour commencer son jardin sans attendre en profitant d’un temps magnifique après la neige tombée pendant les Saints de glaces… Plus de 1 200 plants étaient proposés par le lycée horticole du Bocage de Chambéry sur ce marché qui était organisé par la commune avec l’aide de quelques bénévoles et qui aura connu une fréquentation record et assuré aux organisateurs une recette de plusieurs milliers d’euros. Selon Éric Micod, gérant de la SARL le Bocage, qui est présent chaque année aux Villards pour cet événement local qui existe depuis 34 ans, des 4 marchés de ce type organisés par le lycée dans des communes de Savoie, le marché villarin est celui qui marche toujours très bien. À l’ouverture, dès 9 heures, de nombreux clients étaient déjà présents, certains d’entre eux étant même venus réserver leur achat pour revenir les régler plus tard. Et force est de constater qu’ils ont eu raison car, fait inhabituel, on a connu des ruptures de produits. Les géraniums lierre et zonal ont en effet très tôt disparus des racks, ainsi qu’un peu plus tard les Dipladénias (appelés fleurs de cimetière par les clients) et les plants de courgette, mais également les sacs de terreau dont le nombre mis en vente avait été augmenté en fonction de la demande de l’an dernier et dont les 25 sacs proposés ont vite trouvé preneurs… Une nouveauté a été fortement appréciée par les clients. Sandrine Ramos Camacho, toute nouvelle conseillère municipale de Saint-Colomban-des-Villards, qui a œuvré dans l’organisation du marché et a participé à la mise en place dés 7 heures, avait apporté café et brioche maison, et nombreux sont ceux qui, avertis en caisse, sont venus sur la table près du Tilleul, derrière l’oratoire, prendre un café et une pâtisserie. Une initiative qui au vu de la satisfaction et des nombreuses félicitations des clients, mérite d’être renouvelée ! Le lycée du Bocage livrera début juin les plants pour la mise en fleurs des hameaux de Saint-Colomban qui aura lieu le samedi 13 juin (et le dimanche 14 juin si nécessaire) dans la matinée, une opération pour laquelle tous les bénévoles seront les bienvenus compte tenu du nombre de bacs à fleurir dans les hameaux de la commune. – (C. Mayoux.)


■ CINÉMA. En présentant Victor comme tout le monde, film à l’affiche de la séance du 22 mai dernier à la salle des fêtes de Saint-Colomban-des-Villards, Danièle Nicol, vice-présidente de l’Association des Villarins et amis de la vallées des Villards, à qui l’on doit une activité cinéma aux Villards, avait indiqué que « le titre du film est assez énigmatique et il serait intéressant, après la projection, de comparer le sens que chacun de nous lui donne. Pascal Bonitzer, le réalisateur de ce film, nous propose ici un double fictionnel de Fabrice Lucchini, en la personne d’un acteur, Zucchini, hanté par le poète Victor Hugo. Le scénario est de Sophie Fillières, qui fut la compagne de Pascal Bonitzer et qui est décédée avant la réalisation de ce film. Et l’on peut se dire, peut-être, que la mélancolie du personnage de Zucchini est un écho de celle de Pascal Bonitzer exploitant le scénario de celle dont il avait partagé la vie. Fabrice Luchini joue Zucchini, acteur de renom qui interprète sur scène avec passion les vers de Victor Hugo, et d’ailleurs le film comporte une captation de Lucchini sur scène. Son existence bascule lorsque sa fille Suzanne, qu’il n’a pas vue grandir, réapparaît soudainement dans sa vie. Il rencontre à cette occasion une troupe de jeunes comédiennes féministes qui le confrontent brutalement à son inadaptation au monde moderne. C’est donc une histoire, entre réalité et fiction, de père et de fille, et l’on ne pourra s’empêcher d’évoquer en contrepoint la relation fusionnelle de Victor Hugo et de sa fille, Léopoldine, et de son désespoir lors de la mort de celle-ci noyée dans la Seine. Après ce drame, Victor Hugo cessa de publier pendant dix ans. Zucchini, lui, sort du silence pour enfin regarder et aimer sa fille. » En écoutant les commentaires échangés après la projection, il semblerait que ce film et la prestation des acteurs aient été appréciés par les spectateurs, environ 35 personnes, une belle fréquentation alors qu’au même moment la télévision diffusait en direct la finale de la coupe de France de football… – (C. Mayoux.)
■ CINÉMA (SOIRÉE EXCEPTIONNELLE). La prochaine séance de cinéma aura lieu le 29 mai prochain. Elle s’annonce exceptionnelle. Ce soir-là, à 21 heures, sera projeté Sur les Chemins du temps, un film réalisé par David et Baptiste Chamberod. Ce sera l’occasion pour les spectateurs de rencontrer l’équipe du film (dont les réalisateurs) et d’effectuer un retour sur les lieux et les conditions du tournage qui a commencé en 2018-2019 pour l’association Cinéma montagne production. Créée en 2018, cette association basée à Orelle a pour objet la « création et la réalisation de courts et longs métrages cinématographiques ». Sur les Chemins du temps, sorti en 2026, est une œuvre enracinée dans son territoire, portée par une équipe locale. Un film 100 % mauriennais, entre fiction et vertige réalisé et scénarisé par David Chamberod. D’une durée de 1 h 30, ce long métrage propose plus qu’un simple récit d’aventure. Il entraîne les spectateurs dans un voyage où le temps semble se plier aux mystères de la montagne. L’intrigue suit deux jeunes, Max et Éline, d’abord étrangers l’un à l’autre, engagés dans une aventure d’alpinisme. Au fil de leur progression, leur relation évolue, révélant une quête intime où les paysages deviennent le miroir de leurs émotions. Mais derrière cette ascension se cache une interrogation plus profonde : que reste-t-il de ceux qui empruntent « les chemins du temps »… et n’en reviennent pas ? Ce film nous permettra de parcourir des lieux connus de tous les Villarins et de découvrir des acteurs du terroir puisqu’ils ont été choisis dans la population locale. – (D. Nicol.)

■ COL DU GLANDON : OUVERTURE RETARDÉE. Depuis le 27 avril dernier, les services techniques du département de la Savoie ont entrepris des travaux sur la Route Départementale 927, au lieu dit Sous le Col d’en Bas, quelques dizaines de mètres au delà des chalets d’alpage Bonnivard. Effectués par l’entreprise Martoia, ces travaux visent à canaliser les coulées de boues et les laves torrentielles qui traversent presque chaque année la route à cet endroit. Alors que la fin de travaux, et donc l’ouverture de la route, était prévue pour le 19 juin prochain, il semblerait que cette ouverture soit reportée au 26 juin (source : site Facebook du Dauphiné libéré qui a mis en ligne une vidéo d’où sont extraites les photos ci-dessous). En attendant, attention, un lecteur nous a signalé que la gendarmerie verbalise tous ceux qui passent les barrières du pont de Lachal, voitures mais aussi vélos et piétons !




■ Ces photographies donnent une idée des dimensions de la canalisation qui traversera la route..
