Brèves du 30 août 2026

■ ÉCOLE. À la rentrée scolaire du 1er septembre prochain, c’est Véronique Grassi qui remplacera Margot Cartier-Batteson dans l’accompagnement périscolaire des élèves : accueil des élèves (avec Céline Mangano), présence auprès d’eux dans le bus pour les transports du matin et du soir, préparation et surveillance de la cantine en binôme avec Claire Martin-Cocher. L’an passé, l’effectif était de 18 élèves. Cette année, 4 d’entre eux devraient rejoindre le collège et l’effectif sera de 17 enfants (2 en petite section, 2 en moyenne section, 4 en CP, 1 en CE1, 3 en CE2, 4 en CM1 et 1 en CM2).

■ VEILLÉES EN BELLEDONNE. Depuis 2004, Espace Belledonne, association loi 1901 créée en 1998 à l’initiative d’élus locaux de la partie Belledonne de l’Isère et de la Savoie, organise les opérations Belledonne et Veillées (appelées aussi veillées en Belledonne). Aux Villards, l’édition 2026 aura lieu le 5 septembre prochain à la salle des fêtes de Saint-Colomban, organisée en collaboration avec l’Association des Villarins et amis de la vallée des Villards, et les deux communes. Une veillée doit nécessairement comprendre trois actes : un spectacle d’artistes pour susciter la rencontre avec l’expression culturelle, un temps d’échange qui peut prendre des formes multiples (débats, ateliers, marche, jeux, etc. afin de faire participer le public) et enfin un repas, pause gastronomique pour la convivialité. Le 5 septembre, à 17 h 45, le thème du temps d’échange sera Des ardoisières aux moulins. Selon les organisateurs : « La vallée des Villards, vallée agricole et forestière, a eu aussi ses mines d’ardoises, ses fours à chaux, une usine à carbure, un projet d’exploitation de talc, ses moulins bien sûr et ses productions électriques. Quelles traces, quelles suites nous restent de cette histoire industrielle ? » Le repas débutera à 19 h 30 (terrine de poisson, sanglier en daube aux champignons et polenta, tarte aux fruits ; 15 euros, gratuit pour les enfants de moins de 10 ans ; réservation préalable des repas indispensable au 06-73-52-33-45, avant le 2 septembre au soir). Enfin à 20 h 45 aura lieu un spectacle musical intitulé, Duo sous les arbres, avec chant (Aurélie Rousselet) et contrebasse (Jean Waché), qui mêlera « musiques traditionnelles, médiévales et baroques, ainsi que des accents jazz, autour du thème de l’animal et du vivant ».
■ LECTURES À HAUTE VOIX (II). Après la séance de juillet dans la petite chapelle du Premier-Villard, c’est dans les locaux de la Maison du tourisme, au Chef-Lieu de Saint-Colomban, le lundi 17 août à 18 heures, que les liseuses des Villards ont proposé des lectures à voix haute. Depuis 4 ans, les liseuses des Villards dans le cadre d’un groupe informel font partager leur coup de cœur de lecture et lisent à haute voix des extraits de différents ouvrages. Cette année le thème choisit était la neige, neige d’antan, neige d’aujourd’hui… Devant trente-cinq personnes, ont été lus Neige, de Maxence Fermine, par Joselyne Martin-Garin ; Tu es né avec la neige (poème extrait du recueil Bergère), de Laure Cambau, par Françoise Vanini ; L’École des beaux jours, de Christian Signol, par Christine Martin-Cocher ; Neige (récit extrait de Sentiers sous la neige), de Mario Rigoni Stern, par Martine Verlhac ; Jours à Léontica, de Fabio Andina, par Jacqueline Dupenloup ; 11 h 02, le vent se lève, de Sacha Bertrand, par Claire Martin-Cocher ; Les Souliers (dans la neige), chanson de Guy Béart, par Joselyne Martin-Garin. On peut retrouver les livres d’où ont été extraits les textes lus, mis en dépôt vente par la librairie Des Livres et vous de Saint-Jean-de-Maurienne, à l’agence postale de Saint-Colomban-des-Villards. – (Claire Martin-Cocher.)



■ CHASSE. Conformément à l’arrêté préfectoral, l’ouverture de la chasse aux sangliers s’est faite le 16 août dernier. Elle fermera le 28 février prochain. Dix jours plus tard, sur les deux communes, seuls deux sangliers ont été tués, par Baptiste Darves-Blanc, le même jour, l’un aux Échets et l’autre en Bellard.
■ SAINT-ALBAN-DES-VILLARDS (BILAN ESTIVAL). Le 28 août dernier, le conseil municipal de Saint-Alban-des-Villards a tiré le bilan des « événements qui ont eu lieu (…) portés par la commune et différents partenaires », soit une animation par semaine programmée du 23 mai au 14 août. Dans une lettre rendue publique le même jour, ce bilan a été communiqué aux membres du comité de direction (titulaires et suppléants) de l’Office de tourisme intercommunal (OTI) Terres de Maurienne et de la commission tourisme, culture et arts de la communauté de communes Terres de Maurienne. Jacqueline Dupenloup : « Il était de tradition que nous fassions un bilan assez précis au conseil d’administration de l’Office de tourisme de (l’Espace Glandon). Je vous donne donc les éléments en ma possession pour la commune de Saint-Alban-des-Villards, au cas où la tradition perdure dans le nouvel OTI. » Ce bilan est complété par le pourcentage d’occupation, de début juillet à fin août, des deux gîtes communaux : « un peu plus de 78 % (avec des) séjours plus courts, décidés en dernière minute ». Se projetant en 2027, Jacqueline Dupenloup ajoute : « La commune souhaiterait que soit donnée une dimension intercommunale à la présentation, le 20 mars prochain, dans la salle des fêtes de Saint-Colomban, d’un spectacle théâtral issu des résidences artistiques 2025 et 2026 conduites à Saint-Alban et Saint-Colomban par la compagnie L’École parallèle imaginaire, dirigée par Simon Gauchet, spectacle inscrit au programme départemental d’Espace Malraux. Dans le même ordre d’idée, il serait positif de poursuivre à Saint-Alban, avec une dimension intercommunale, la coopération avec la ligue AuRA de course d’orientation qui a deux circuits permanents sur la commune et nous a proposé cette année 2026 une animation sur parcours inédit. »
■ OFFICE DE TOURISME TERRES DE MAURIENNE. Quelques mois après sa mise en service et une saison estivale, le fonctionnement de l’Office de tourisme intercommunal (OTI) Terres de Maurienne ne convainc pas : « Pas de projet, pas de consistance, entend-on dire ici ou là. Nous avons perdu ou vue s’affaiblir plusieurs services : club enfants, bibliothèque, aide aux associations locales dans l’organisation de leurs animations. (…) Nous avons même perdu le nom Maison du tourisme marqué sur nos murs en grandes lettres ». Et certains de regretter le temps du comité des fêtes : « Nous avons les infos à posteriori. Malheureusement il n’existe, à ma connaissance, aucune structure ou bulletin ou site (sauf intramuros pour la commune de Saint-Colomban et les panneaux dont l’application PanneauPocket à Saint-Alban) qui annonce les manifestations associatives, culturelles, sportives… avant (qu’elles aient lieu) !! Si bien qu’on passe à côté de nombreux événements villarins. Ne pourrait-on pas voir la création d’un comité des fêtes qui centraliserait et informerait la population locale sur tous les événements se passant sur nos communes des Villards. Peut-être quelqu’un y a-t-il déjà pensé ? » À recréer un comité des fêtes ? non !, mais des socioprofessionnels souhaiteraient bien redonner une structure propre aux Villards. Dans une lettre rendue publique le 28 août dernier (lire brève ci-dessus), Jacqueline Dupenloup, qui persiste à penser que l’avenir imposera une structure touristique de plein exercice aux Villards, interroge les membres du comité de direction de l’OTI et de la commission tourisme, culture et arts de la communauté de communes Terres de Maurienne (dont le responsable est Stéphan Pezzani, vice-président de la communauté de communes Terres de Maurienne) : « Je vous saurais grée de nous faire retour sur le projet touristique que va porter l’OTI pour les années à venir, sur le mode de fonctionnement des deux bureaux d’information touristique existants et sur le calendrier événementiel, afin que nous puissions nous situer pleinement dans ces projet, fonctionnement et calendrier. » Une invitation à tout remettre à plat ?
■ ARBORICULTURE À SAINT-ALBAN (SUITE). Autour d’André Guggia, président de l’Association des croqueurs de pommes Savoie Maurienne et Régis Giraud, vice-président, c’est une bonne quinzaine de personnes représentant 4 hameaux de Saint-Alban qui se sont penchés sur les secrets des arbres fruitiers (28 août dernier). Quelles variétés pour quelles altitudes, arbres de plein vent ou de mi-hauteur, à production rapide ou lente…, nos deux « Croqueurs », amateurs passionnés et passionnants, ont été intarissables. Bastien Pirraud, conseiller municipal qui suit le projet, avait préparé un premier plan de ce qui pourrait bien devenir assez rapidement un terrain remis en valeur en deux ou trois terrasses, avec des plants d’espèces variées (pommiers mais aussi poiriers, pruniers ou cerisiers) qui dans le futur permettront une production locale, à destination, par exemple, de l’auberge communale. Chacun se déplaça ensuite jusqu’au terrain lui-même. Bien nettoyé au printemps, il a déjà, malgré l’été caniculaire, redonné leurs places aux jeunes pousses de frêne, de sureau ou de plane. Des coupes et des broyages seront nécessaires. Le prochain rendez-vous avec les Croqueurs sera en octobre, mois de cueillette, pour une visite des fruitiers de Saint-Alban, avec en perspective des choix de porte-greffe et greffons. Gageons que cela renouvellera l’intérêt des heureux propriétaires de fruitiers pour leurs arbres.



■ COUR RÉGIONALE DES COMPTES (SYBELLES). Le 13 août dernier, la cour régionale des comptes (CRC) Auvergne-Rhône-Alpes a rendu public un rapport sur le « contrôle coordonné des comptes et de la gestion des communes de Saint-Sorlin-d’Arves, Saint-Jean-d’Arves, Villarembert, et du SIVU des Grandes Bottières, qui sont les principales autorités organisatrices des remontées mécaniques du domaine des Sybelles ». Ce « contrôle », effectué sur la période 2019-2025, a naturellement pris en compte les bilans comptables des trois sociétés qui exploitent ce domaine skiable, à savoir la Soremet, la Satvac, la Samso. La commune de Saint-Colomban-des-Villards et le domaine skiable villarin ne sont pas concernés par cette étude. Le rapport publié par la CRC (lire ICI), contient de très nombreuses données sur l’activité économique des Sybelles, à la fois côté communes et côté sociétés d’exploitation qui permettront à chacun (et notamment au lecteur villarin…) de trouver ce qu’il cherche… Pour le reste, la CRC relève des errements démocratiques (mais qu’elle commune est à l’abri ?…), des conflits d’intérêt, des entorses aux marchés publics, la puissance des sociétés délégataires face à des communes divisées (« Les communes agissent en ordre dispersé, se concertent peu et disposent de données éparses et de qualité variable. »), la très forte rentabilité financière des sociétés exploitantes et, dans le même temps, les faibles retombées pour les communes (la CRC donne l’exemple de Saint-Sorlin-d’Arves : « Sur la période contrôlée, alors que la Samso réalisait 5,48 millions d’euros de bénéfices, seuls 108 048 euros ont été versés à la commune à titre de redevance. »), etc. Enfin, la CRC pointe une difficulté : « Le domaine skiable commun est connu du public et des tiers grâce aux marques « Les Sybelles » et « Sybelles.ski ». Or, dans les inventaires des biens des délégations, ces marques sont désormais identifiées comme un bien propre des exploitants, et non comme un bien de retour ou même de reprise, pouvant revenir aux collectivités en fin de convention. Cette qualification inappropriée constitue une zone de risque pour le territoire. » En somme, la CRC « dénonce » une « privatisation » de la marque Sybelles dont la création résulte d’une étude financée par les collectivités locales, un fait que nous avons signalé dans ces colonnes, il y a 10 ans, sans que cela n’émeuve les élus locaux (lire ICI). Après la lecture de ce rapport, une question se pose : à quoi servent encore les services de l’État ?
