Brèves du 26 juillet 2026
■ RECTIFICATION, PRÉCISIONS. Après la publication de trois articles mis en lignes les 11 et 19 juillet derniers, on nous demande la publication d’une rectification (Marie Bonot) et d’une précision (Christophe Mayoux). Et suite à des remarques nous ajoutons un complément d’information.
• Rectification. Dans le compte rendu de la réunion du conseil municipal de Saint-Alban-des-Villards du 12 juin 2026, il était indiqué que la présidente de l’office de tourisme intercommunal (OTI) Terres de Maurienne avait décliné l’invitation à venir débattre avec les élus de la commune. Ayant cru bon d’ajouter son nom, qui n’était pas mentionné, et confondant les fonctions de président(e) et de directeur(trice) de l’OTI, c’est par erreur que le nom de Marie Bonot est apparu durant quelques heures dans ce compte rendu. Marie Bonot est directrice de l’OTI, Marie-France Rancurel, présidente de son comité de direction.
• Précision. Dans l’article relatant la cérémonie du 14-Juillet, à Saint-Alban-des-Villards, nous avons indiqué que Sophie Verney, conseillère départementale, avait déposé une gerbe au pied du monument aux morts, sans autre précision, ce qui peut laisser croire que cette seconde gerbe était communale. Alors précisons : Sophie Verney a déposé une gerbe au nom du conseil départemental…
• Complément d’information. La statue de Notre-Dame de La Salette offerte en don à la chapelle de Lachal par Jean-Jacques Tronel, au nom de ses parents, repose sur un tronc – ce que nous avons omis de signaler – donné par Cyrille Bozon-Viaille. Nous aurions pu également mentionner que pour assainir l’intérieur de cette chapelle, il faudrait protéger ses ouvertures (porte et fenêtres) contre les intempéries, ce qui, pour des habitants du hameau, apparaît plus pressé que de rendre apparentes les pierres de sa façade.




■ LECTURES EN PLEIN AIR. Les quelque 45 à 50 personnes qui se sont pressées lundi 20 juillet à la chapelle du Premier-Villard pour écouter les liseuses des Villards n’ont pas toutes pu en profiter faute de place. Il sera réfléchi à la question. Cette année les liseuses avaient choisi d’évoquer la neige et les glaces, par fascination pour leur beauté, pour les joies procurées dont nos enfances se sont nourries, voire pour les risques qu’on encoure à habiter en leur champ ou sous leurs auspices. Les risques de la neige, les menaces des glaciers ont toujours existé, les gens de la montagne les ont toujours côtoyés, mais leur disparition possible nous pousse à retrouver les mots de ceux qui les évoquent. Qu’il faille la traverser en de mortels périples ou s’adonner aux joies qu’elle nous procure, la neige demeurera une source d’étonnement et de beauté, de lumière particulière et de couleurs versatiles tant il est vrai que le blanc a d’infinies déclinaisons jusqu’au bleu. Pour l’évoquer, on peut s’inspirer des haïkus japonais à l’économe écriture, comme du fracas que suscitent les glaces qui brisent en explosant les murs du silence. Aurons-nous encore longtemps l’occasion de les voir et même de les craindre ? Mais tant que les neiges sont là et que nous en espérons la venue de l’hiver au printemps, tant que les glaciers abreuvent nos torrents, sans doute faire provision des mots qui les évoquent est-il une tâche en leur faveur. N’en disons pas davantage… il faut lire… Les auteurs dont les textes avaient été choisis par les liseuses étaient divers et leur but était d’exposer une pluralité de sensibilités. Les livres dont furent extraits les textes seront disponibles à la vente à l’agence postale de Saint-Colomban-des-Villards où nos amies de la librairie Des Livres et vous de Saint Jean de Maurienne ont accepté de les mettre en dépôt. Les livres dans l’ordre où les textes furent lus : Traverser les montagnes de Marie Pavlenko, lu par Françoise Vanini ; Neige de Maxime Fermine, lu par Joselyne Martin-Garin ; Les Huit Montagnes de Paolo Cognetti, lu par Christine Martin-Cocher ; Langue de glace, de Bruno Doucey, lu par Martine Verlhac ; Malamute, de Jean-Paul Didierlaurent, lu par Claire Martin-Cocher ; Hors gel d’Emmanuelle Salasc, lu par Josette Lièvre ; et le texte de Gilles Vignault, Mon Pays, lu par Jacqueline Dupenloup. Le 17 août, ce sont d’autres textes, extraits d’autres livres, toujours sur la neige, qui seront lus à la Maison du Patrimoine à La Pierre. – (M. Verlhac.)




■ CINÉMA. « Le foot nous fut fatal… » Le jeudi 9 juillet, jour de la projection du film La Vénus électrique (de Pierre Salvadori), les animations se sont superposées aux Villards : concert à Saint-Alban-des-Villards, mais surtout les matches de football de la Coupe du monde ont retenu les passionnés de foot chez eux. Pauvre Vénus ! ses charmes furent sans effet devant la passion du ballon rond. D’où le maigre bilan d’un film qui, pourtant, avait enthousiasmé le dernier festival de Cannes : La Vénus électrique n’a « fait » que 12 entrées, le plus maigre résultat depuis l’introduction de Cinébus à Saint-Colomban. Pour ceux qui ne se sont pas déplacés, ce film situe l’action en 1928 dans l’univers d’une fête foraine. Une jeune femme, Suzanne (jouée par Anaïs Demoustier), doit pour gagner sa vie s’exposer sur un numéro électrique. À la suite d’un quiproquo, un peintre, Antoine (joué par Pio Marmaï), qui a perdu sa bien-aimée et en même temps perdu le goût de peindre, la prend pour un médium capable de le remettre en lien avec la morte tant aimée. Elle consentira à jouer ce jeu qui se révèle rémunérateur. Ajoutez à ce duo foutraque un vendeur de tableaux, Armand (joué par Giles Lelouche), désespéré de ne plus avoir la production artistique du peintre en deuil, et vous aurez les ingrédients d’un mélo intelligent à la fois gai mélancolique, allègre, rapide, bref une comédie qui vous entraine dans un univers d’où l’on sort un peu sonné mais conquis. Du vrai cinéma. Il ne faut pas chercher la vraisemblance mais se laisser entrainer dans un monde passé et accepter, en ce début d’été, d’entrer dans une bulle légère de comédie où l’imposture, la recherche du gain, la souffrance du deuil, l’exploitation de l’autre se transforment en inspiration, fantaisie burlesque, poésie et amour. Les deux films du jeudi 23 juillet ont été attractifs. Le film pour enfants de 18 heures, généralement peu suivi, a eu 27 entrées et le film de 20 h 30 pour adulte (Histoires parallèles, de Asghar Farhadi, au casting prestigieux : Isabelle Huppert, Virginie Effira, Pierre Niney et Catherine Deneuve) a attiré 47 spectateurs. Dans Histoires parallèles, une écrivaine, Sylvie jouée par Isabelle Huppert, espionne ses voisins d’en face, une jeune femme et ses deux compagnons. Ce qu’elle voit ou ce qu’elle imagine voir lui sert à construire un roman, donc une fiction. Elle engage un jeune homme sans abri pour l’aider dans son quotidien. Celui-ci se prend de passion pour le roman et pour ses personnages, c’est-à-dire les voisins d’en face. Après que le roman ait été refusé par l’éditrice (Caherine Deneuve), Adam s’empare du roman et se fait passer pour celui qui l’a écrit. Les personnages s’emparent alors du récit pour s’autoriser ce qu’ils se refusaient… Ce film explore la complexité des rapports humains, la difficulté qu’il y a à voir les êtres dans leur vérité, la tentation que nous partageons tous de projeter, d’échafauder, de broder à partir de ce qu’on regarde. Las ! à la fin de la projection les commentaires étaient sur le mode perplexe : multiplicité des périodes et parallélismes de situation, peu d’action mais beaucoup de sous-entendus psychologiques, interprétations diverses de situations suggérées mais pas démontrées, les spectateurs ne savaient pas trop ce qu’ils venaient de voir. Paradoxalement tous trouvaient que les acteurs jouaient remarquablement ! Bref, le cinéma répond à l’injonction : « Il faut vivre dangereusement. » Certes, mais dans un fauteuil ! – (D. Nicol.)
■ CINÉMA (BIS). En août et septembre prochains sont programmés : L’Objet du délit (jeudi 6 août à 20 h 30) ; Vaiana, la légende du bout du monde (jeudi 20 août à 18 heures) ; Le Vertige (jeudi 20 août 2026 à 20 h 30) ; La Bataille de Gaulle. L’âge de fer (vendredi 25 septembre à 20 h 30) ; La Bataille de Gaulle. J’écris ton nom (lundi 28 septembre à 20 h 30).





■ TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE GRENOBLE. Il y a un peu plus d’un an, juin 2025, la préfète de la Savoie a saisi le tribunal administratif de Grenoble pour requérir l’annulation de la subvention d’équilibre de quelque 1,2 million d’euros que la commune avait versé quelques semaines plus tôt au budget des remontées mécaniques 2025. Aux motifs que cette subvention ne doit pas conduire à compenser le déficit structurel de l’exploitation du domaine skiable, et que son montant doit être motivé. Cette saisine du tribunal a été décidée après que la préfète ait demandé à la commune – dans le cadre d’un recours gracieux – que le montant de cette subvention « soit réduit et motivé conformément à la loi », et que, le 23 mai 2025, le conseil municipal ait reconduit ce montant à l’identique. Et après que son prédécesseur ait averti la commune (18 avril 2025), qu’au « regard de la situation particulière de la collectivité et eu égard à l’impossibilité de mettre en œuvre immédiatement toute mesure visant à la suppression pure et simple de toute subvention d’équilibre, son maintien pourrait être envisagé pour 2025, sous réserve d’une réduction significative de son montant, et de ne pas être reconduite en 2026 » (lire ICI). Depuis, cette procédure est toujours en cours. Interrogé, le greffe du tribunal administratif de Grenoble nous a indiqué que « les affaires de fond pour lesquelles les textes ne prévoient pas de délais de jugement contraints, sont jugées dans un délai pouvant aller jusqu’à 3 ans au tribunal administratif de Grenoble ». En attendant que cette « affaire de fond » soit jugée, le 18 juin dernier, la préfète de la Savoie a de nouveau saisi le tribunal administratif de Grenoble, mais en référé cette fois. Pour les mêmes raisons : subvention insuffisamment motivée et illégale car couvrant un déficit structurel d’exploitation. Le montant de la subvention d’équilibre contestée par la préfecture est cette fois de 538 000 euros dont 200 à 250 000 euros environ dû au déficit d’exploitation de la saison 2025-2026. L’audience examinant ce référé a eu lieu le 7 juillet 2026 et, dans son jugement (connu le 19 juillet et mis en ligne le 24 juillet 2026 – lire ICI), le juge des référés indique « qu’en l’état de l’instruction » aucune des deux raisons soulevées par la préfecture « n’apparaît propre à faire naitre un doute sérieux sur la légalité de la délibération litigieuse ». La requête de la préfète a donc été rejetée et rien ne s’oppose au versement de cette subvention d’équilibre au budget des remontées mécaniques. Concernant l’autorisation préfectorale pour l’ouverture de la station l’hiver prochain, Stéphan Pezzani a indiqué (réunion du conseil municipal du 24 juillet 2026) : « Je ne peux pas vous en dire beaucoup plus, mais j’ai bon espoir… Pour donner confiance, il faut montrer tout ce qu’on fait pour redémarrer et aussi ce qu’on veut faire dans 3 ans avec le projet de télécabine, sinon ça veut dire qu’on redémarre avec la même spirale infernale du déficit. »

■ SUBVENTIONS MUNICIPALES. Le conseil municipal de Saint-Colomban-des-Villards a attribué (24 juillet dernier) une subvention au Club des sports des Villards (18 000 euros) et à au comité d’organisation des Six jours de pétanque de Saint-Colomban (montant non précisé). Avec la perspective relancée d’une réouverture du domaine skiable et de la liaison avec les Sybelles, le Club des sports des Villards « va faire de la promotion pour retrouver des licenciés et engager un entraineur ». L’an dernier, le club des sports avait reçu deux subventions municipales (15 000 euros de Saint-Colomban et 1 800 euros de Saint-Alban) que le club avait rendues aux communes après sa « mise en sommeil » compte tenu du contexte de la station (fermeture de la liaison et domaine skiable limité au front de neige). La subvention au comité d’organisation des Six jours de pétanque sera versée plus tôt qu’habituellement pour permettre aux responsables de procéder aux achats nécessaires à l’organisation de ce concours. Pour améliorer la sécurité sur la place durant cette semaine de compétition, « des alternats de circulation seront démontés le jour et remis en place la nuit ».
■ GÎTES COMMUNAUX. Après la rupture des conventions avec la société À la Croisée des chemins (10 juillet dernier), la commune de Saint-Colomban-des-Villards a récupéré l’ensemble des gîtes que cette société exploitait. Un état des lieux a été dressé en présence d’un huissier et, pour les réhabiliter, dans « l’intention de les rouvrir assez vite, dès cet hiver si possible », le conseil municipal a décidé de mettre en vente le gîte le Sembuis, situé à Lachenal, car « on ne peut rien changer dans le budget des gîtes pour retrouver les financements nécessaires pour les rénover, a expliqué Stéphan Pezzani qui a ajouté : « Utiliser la vente pour faire des réhabilitation dans les gîtes, c’est quelque chose qu’on avait déjà évoqué entre nous (…). Le Sembuis est le seul gîte qui est une maison individuelle, alors que les autres sont soit en gîtes collectifs soit dans des bâtiments dans lesquels il y a plusieurs appartements. » Une agence sera contactée pour évaluer le prix de ce gîte et organiser les visites. Concernant l’immobilier, on aussi appris qu’un promoteur – rencontré mi-juillet, son nom n’a pas été donné – était intéressé par deux sites : au Mollaret, pour construire la dernière tranche des Chalets de Belledonne (68 lits, la société Goélia étant intéressée par leur gestion) et à La Sausse dans le périmètre qui fait l’objet d’une opération d’aménagement et de programmation. En réponse à une question de Jean-Marie Dufour, Stéphan Pezzani a indiqué que l’emplacement de l’ancien bâtiment G était pour l’instant moins prisé.
■ CAMPING DE LA PERRIÈRE. Le 7 juillet dernier la société France Location a cédé (140 000 euros) le fonds de commerce du camping de La Perrière à la société Camping Saint-Colomban-des-Villards créée début juin par Laurie-Anne Sabatier et Benoit Ferroud. France Location exploitait ce camping (à l’enseigne Capfun) depuis 2005 dans le cadre d’un bail emphytéotique qui liait cette société et la commune pour 60 ans moyennant un loyer annuel de 1 000 euros révisable tous les 3 ans. Les mobile-homes et les chalets étaient propriétés de France Location qui avait manifesté depuis plusieurs années son désir de les vendre pour cesser l’exploitation du camping. Le 24 juillet dernier, le conseil municipal de Saint-Colomban-des-Villards a autorisé le maire a signé avec la société Camping Saint-Colomban-des-Villards un avenant qui stipule que la commune accepte ce transfert de bail assorti de deux clauses : que le nombre de lits, actuellement de 96, soit augmenté de 50 % d’ici 4 ans, et que le camping soit ouvert l’hiver ce qui n’est plus le cas depuis l’hiver 2021-2022. En juin 2022, Benoît Ferroud et Laurie-Anne Sabatier avaient été recrutés par France Location pour gérer ce camping dont une partie des chalets et des mobile-homes (18 en tout) avaient été rénovés à l’intérieur comme à l’extérieur. Benoît Ferroud nous avait alors indiqué : « Nous sommes contents car, ce camping, c’était un souhait. On y pensait en passant devant depuis un moment et finalement on s’est dit : « Allez, on y va ! » » Benoît Ferroud, la quarantaine, est bien connu aux Villards où il a créé en 2010 la société BNT Création. Depuis mars dernier, il est conseiller municipal de Saint-Colomban. Originaire de l’Allier, Laurie-Anne Sabatier est venue à Saint-Colomban en 2018 pour travailler aux remontées mécaniques.


■ SÉCURITÉ ROUTIÈRE. Le conseil municipal de Saint-Colomban, en concertation avec la Maison technique du département de la Savoie (ex-DDE), va prendre deux arrêtés pour modifier la zone urbaine à l’intérieur de laquelle la vitesse est limitée à 50 km par heure. Cette zone comprendra deux portions de la RD 927. La première s’étendra de l’entrée nord de la commune (bar-tabac Girard) au croisement de la RD 927 et de la route qui pénètre dans le hameau du Châtelet par le haut (actuellement cette zone prend fin après le pont du Châtelet, en montant, juste avant le chemin qui conduit au plan d’eau). Avec ce dispositif, la sortie du plan d’eau et du camping ainsi que les deux sorties du Châtelet seront sécurisées. La seconde portion limitée à 50 km par heure, nouvelle, ira du croisement de la RD 927 et de la route de Lachal, près du pont de Capaillan, jusqu’au droit de la maison Favre-Nicolin et de Nondère. Par ailleurs, la Maison technique du département va sécuriser le virage de Champ-long (près de l’emplacement de l’ancien du téléski du Châtelet, photo ci-dessous) à l’intérieur duquel se situe le croisement de la route de Lachal et de la RD 927 et où se situera, sur la RD 927, la sortie de la future bergerie d’Adrien Maurino.


■ CHASSE. À l’assemblée générale de l’ACCA de Saint-Colomban-des-Villards, le 13 juin dernier, un débat avait eu lieu sur la date d’ouverture de la chasse aux sangliers : fallait-il, comme le demandaient les éleveurs, la fixer au 15 août, de manière anticipée sur la date de l’ouverture générale fixée au dimanche 13 septembre 2026 ? La question n’avait pas été tranchée, le bureau indiquant qu’il avait sollicité l’avis de la Fédération départementale des chasseurs de Savoie. Dans sa réponse, la fédération mentionne que, conformément à l’arrêté préfectoral du 12 juin 2026, l’ouverture au sanglier doit se faire le 16 août (et jusqu’au 28 février) à l’approche, à l’affût ou en battue. La distribution des cartes et la formation des équipes aura lieu le 9 août 2026.
